![]() La révision de la Directive 91/414/CE conduirait à la suppression de 67% à 86% des substances actives actuelles, toutes les familles de produits étant touchées (© D.R.) |
L’institut de recherche a estimé qu’à moyen terme, d’ici 2012, l’impact de l'application de la réglementation en vigueur correspondrait à une chute de la production sur la vigne d’environ 17% . A ce jour, sur l'ensemble des matières actives, la révision de la directive 91/414/CE a conduit à valider 18% d'entre elles, en ecarter 58%, et 24% restent encore à évaluer.
A plus long terme, en 2020, l’impact sera moindre, d’environ 10%, car « l’offre en produits phytosanitaires sera capable de s’adapter à un nouveau cadre normatif », explique l’étude. L'évaluation tient compte du fait que la viticulture biologique emploie certains produits phytosanitaires sujets à une évaluation dans le cadre de la directive actuelle et de la nouvelle réglementation proposée.
La réglementation actuelle aurait donc des effets négatifs sur la production beaucoup plus importants que la prochaine directive, ce qui serait également le cas des cultures blé et maïs.
Une des conséquences à ces baisses de production mise en avant par l'institut de recherche italien : une diminution de l’auto-suffisance (estimée à 102% en 2006, à 82% en 2012, et à 90% en 2020), au niveau européen. Les Etats membres seront alors contraints d’importer du vin à l’extérieur de l’Union européenne, notamment des Etats-Unis, de l’Argentine, de l’Australie et du Chili, pour équilibrer sa balance commerciale…
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