« La viticulture propose de réels débouchés et de belles carrières possibles. On reçoit directement des fax d’offres d’emploi de viticulteurs de toute la région en quête de jeunes bien formés... Et pourtant nous avons des difficultés à recruter, surtout pour notre Bac Pro Vigne et Vin ». Pascal Buron est responsable pédagogique du lycée viticole d’Amboise. Ce lycée réputé à la fois pour la qualité de ses vins et de ses formations n’échappe pas à la tendance à la baisse des effectifs constatée depuis plusieurs années dans beaucoup d’établissements proposant des formations scolaires viticoles.
![]() « La profession sait communiquer sur ses produits. Elle doit aussi communiquer sur les métiers qu’elle propose et ses atouts. Les jeunes n’imaginent pas que la viticulture offre des postes à l’année, à responsabilités et que des aménagements de temps de travail sont possibles », note Sylvestre cavagné, proviseur d'un lycée viticole angevin. (© D.R.) |
« Les vignerons sont conscients qu’il faut motiver les jeunes qui veulent s’engager dans la viticulture et ils s’impliquent beaucoup dans leur formation sur leurs exploitations, explique Jean-Pierre Denecheau, responsable des formations viticoles à l’Institut rural d’éducation de La Pommeraye dans le Maine-et-Loire, où le Bac Pro Vigne et Vin est préparé en alternance. Mais les viticulteurs n’ont pas assez pris conscience de la nécessité d’assurer la relève. Ils doivent se prendre en main pour assurer la reprise. Même sur une exploitation à la bonne rentabilité, le fils ne veut parfois pas reprendre. Les vignerons doivent communiquer sur leur profession. »
Sylvestre Cavagné, proviseur du lycée agricole angevin de Montreuil-Bellay insiste également sur la communication nécessaire pour recruter plus d’élèves non issus du milieu viticole : « La profession sait communiquer sur ses produits. Elle doit aussi communiquer sur les métiers qu’elle propose et ses atouts. Les jeunes n’imaginent pas que la viticulture offre des postes à l’année, à responsabilités et que des aménagements de temps de travail sont possibles ». Un travail de réflexion vient justement d’être engagé entre la Fédération viticole de l’Anjou, la Direction régionale de l’agriculture et les établissements d’enseignement sur les structures de formation et l’ouverture à de nouveaux publics.


