"InterLoire fait appel de l'ordonnance de référé du 10 juillet et précise que ce n'est pas l'ensemble de la campagne InterLoire qui a été déclaré illicite", indique un communiqué. L'appel n'est pas suspensif. Le juge des référés avait été saisi par l'Association de prévention de l'alcoolisme (ANPAA) qui protestait contre les slogans de cette campagne ("Enfin des jeunes qui ont du goût", "Qui ose dire que jeunesse ne rime pas avec délicatesse?") diffusée dans la presse magazine. Elle estimait que cette campagne avait pour "objectif d'attirer l'attention des jeunes consommateurs", ce qui est interdit par les dispositions de la loi Evin.
Rejoignant les arguments de l'ANPAA, le juge Louis-Marie Raingeard de la Blétière a estimé que "l'ambiguïté voulue du slogan décrivant, pour un consommateur averti, un mode de vente et de consommation des vins d'Anjou, des caractéristiques gustatives et dans le même temps les qualités d'un consommateur auquel le lecteur est appelé à s'identifier, excède les limites posées par la loi". Le juge a donc interdit la poursuite de cette campagne, "sous astreinte de 1.000 euros par infraction constatée".


