Le groupe d’évaluation technique et scientifique "Opecst"(*) (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques), a restitué son rapport « Pesticides et santé » le 29 avril 2010, dont il avait été chargé par la Commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire, en octobre 2007.
Ce rapport et les conclusions qui y sont inscrites « sont destinés à guider le futur de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques », fait savoir l’Uipp(**) dans un communiqué. Pour le construire, l’office parlementaire, composé de 18 députés et 18 sénateurs, s’est appuyé sur un comité de pilotage composé de spécialistes de "divers horizons", allant de l’Uipp au Mdrgf (Mouvement pour les droits et le respect des générations future), en passant par des scientifiques et des syndicats d’agriculteurs. De « multiples auditions des différentes parties prenantes » ont été effectuées. Les grands sujets abordés dans ce rapport de 260 pages : « pesticides et environnement », « pesticides et santé de l’homme », ou encore « réglementation ».
![]() Le rapport "Pesticides et santé" préconise notamment une meilleure formation des utilisateurs. (© D.R.) |
Les parlementaires proposent aussi une « simplification » de la réglementation « en autorisant si possible, pour des couples formés d’une culture et d’un parasite, l’usage des produits phytopharmaceutiques pour une famille de plantes et pas uniquement pour une variété précise et en rendant plus « lisibles » les conditions d’autorisation concernant les mélanges de produits ». Toujours concernant la réglementation, l’office propose de mettre au point, « pour réduire réellement l’utilisation massive des pesticides », un indicateur de pression sur l’environnement qui mesure les quantités de matières actives utilisées « et non pas seulement un indicateur d’impact sur l’environnement qui mesure les quantités de pesticides présentes dans l’environnement et dans les végétaux que nous consommons ».
Des recommandations sont faites également sur la thématique « formation et information » des professionnels, qu’il s’agit de renforcer. Une formation continue et l’instauration d’un dispositif d’évaluation des connaissances pour l’ensemble des utilisateurs, applicateurs et conseillers, « sera nécessaire pour vendre ou acheter des produits phytopharmaceutiques ».
Le rapport propose par ailleurs une augmentation des moyens financiers et humains pour la recherche et des recommandations sur ses orientations à donner.
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