Dans les années 1960, après l'arrivée des rapatriés d'Algérie, l'Ile de Beauté avait vu la superficie de son vignoble exploser à 30.000 hectares pour près de 2 millions d'hectolitres. Actuellement, elle compte 6.854 hectares de vignes pour 380.000 hectolitres. Les vins corses, qui se vendent pour 45% dans l'île même, grâce essentiellement aux 2 millions de touristes annuels, pourraient désormais produire 500.000 hectolitres tellement la demande est importante.
Mais M. Venturi craint que Bruxelles, lors de la réforme de l'OCM (organisation commune de marché) du vin en 2008, autorise individuellement les viticulteurs à pouvoir arracher des vignes, réduisant la possibilité de produire. La profession a pourtant montré son hostilité à cette possibilité, estimant que la superficie plantée a atteint un niveau d'équilibre.
Bénéficiaire entre 2006 et 2008 d'un "plan de relance" de 9 millions d'euros, dont 6 millions financés par la Collectivité territoriale de Corse, l'unique vignoble insulaire de France, vieux de plus de 2.000 ans, table de plus en plus sur la qualité, notamment les AOC (appellations d'origine contrôlées) qui représentent désormais 31% du total.


