"Les vins de Bordeaux, qui représentent seulement 2% de la production mondiale, ont un très grand potentiel de développement et sont dans une démarche conquérante vers les 7 millions d'hectolitres vendus par an", a indiqué M. Sichel. En 2007 "la commercialisation, en France et à l'export, s'établit à près de 6 millions d'hectolitres", a précisé Alain Vironneau, président du CIVB. La récolte dans le vignoble bordelais s'est élevé à 5,7 millions d'hectolitres, en diminution de 4% par rapport à 2006.
L'optimisme de l'interprofession bordelaise est basé sur le fait que, contrairement à la France, la consommation de vin augmente régulièrement dans le monde, notamment dans les pays émergents comme la Russie et la Chine. Après deux années de croissance modérée en 2005 et 2006, la hausse des exportations des vins de Bordeaux s'est accélérée en 2007 avec une progression de 7% par rapport à 2006 (1,94 milliard d'hectolitres soit l'équivalent de 258 millions de bouteilles).
Le chifre d'affaires des exportations est également en hausse de 9% et s'établit à 1,39 milliard d'euros. Le Royaume-Uni conserve sa place de premier marché extérieur en valeur avec un chiffre d'affaires de 235 millions d'euros. Mais ce pays est dépassé en volume par l'Allemagne (327.000 hl). Le rêve de M. Seichel est de voir les exportations, à une date non précisée, atteindre "60% à 70%" du total des ventes de vins de Bordeaux contre environ un tiers actuellement.


