![]() Dacian Ciolos (© Comission européenne) |
Selon les documents consultés par l'Afp, le projet de réforme prévoit, entre autre propositions phares, celle de faire dépendre 30% des aides directes du respect de mesures environnementales comme la diversification des plantations (trois variétés au moins et pas plus de 70% d'une même variété) ou le fait de consacrer 7% de leurs terres arables à des fins écologiques.
Par ailleurs, Bruxelles a également l'intention d'introduire le plafonnement progressif des aides directes perçues par exploitation à partir de 150.000 euros, ont indiqué des sources européennes. Les aides directes ne pourront plus dépasser 300.000 euros par an.
Les exploitations pourront toutefois échapper au plafonnement si elles emploient beaucoup de salariés car les salaires pourront être déduits du montant total des aides perçues dans ce calcul.
Enfin la Commission envisage également une importante redistribution des aides, qui se fera progressivement d'ici 2019 par le biais d'un paiement unique à l'hectare. Celle ci aura tendance à favoriser les exploitations privilégiant une agriculture extensive, alors que certains pays comme la France ou l'Italie donnaient jusqu'ici nettement plus aux grandes exploitations intensives.


