"J'en suis satisfait pour les exportateurs et plus généralement pour l'ensemble de la filière viticole française. Beaucoup n'avaient pas mesuré les conséquences économiques d'un non-accord, particulièrement dans la situation difficile que connaissent beaucoup de régions viticoles", a déclaré Philippe Casteja, président de la FEVS, cité par un communiqué. Selon les termes de l'accord, conclu le 15 septembre à Washington et ratifié par les ministres de l'UE mardi à Bruxelles après 20 ans de négociations, "les Etats-Unis et l'Union européenne reconnaissent explicitement leurs dénominations de vin respectives comme des +dénominations d'origine+". Pour la FEVS "cet accord avec les USA met un terme à la dégradation du contexte des relations commerciales sectorielles avec l'Union Européenne".
Les USA constituent, rappelle la FEVS, le premier marché en valeur pour les exportations françaises de vins et spiritueux (1,6 milliards d'euros en 2004, soit 21% de l'ensemble des exportations de vins et spiritueux). Les appellations d'origine contrôlée (AOC) avaient dénoncé par avance cet accord qui stipule que les appellations géographiques d'origine communautaires utilisées par des producteurs américains, comme par exemple "champagne de Californie", restent légales sur le seul marché américain pour une "période limitée", même si elle ne peuvent pas être utilisée dans une nouvelle zone de production.


