"Nous avons demandé des informations aux autorités italiennes", a indiqué Nina Papadoulaki, porte-parole de la Commission pour la Santé. Cette nouvelle affaire, qui pourrait entacher l'image des producteurs de vins de la péninsule, survient quelques jours après la crise provoquée par la contamination de lots de mozzarella au lait de bufflonne par de la dioxine.
Au moins 70 millions de litres de vin toxique pour la santé, contenant notamment des acides, ont été fabriqués et mis sur le marché italien, a affirmé vendredi l'hebdomadaire italien L'Espresso, mettant en cause la criminalité organisée du sud du pays. Selon les magistrats italiens cités par l'hebdomaire, 20 firmes seraient impliquées dans un système utilisant des acides et des substances cancérigènes pour produire du vin de table vendu à bas prix, entre 70 centimes et 2 euros, dans toute la péninsule.
Les fraudeurs utilisaient notamment de l'acide chlorhydrique et de l'acide sulfurique pour dissimuler l'ajout de saccharose, dont l'utilisation est interdite par la loi, et échapper ainsi aux contrôles, selon l'Espresso.
L'hebdomadaire révèle par ailleurs une tricherie sur le Brunello, l'un des vins les plus prestigieux et les plus chers d'Italie. Selon le parquet de Sienne (centre), les producteurs ont mélangé des raisins produits en France aux grappes de Sangiovese, seules autorisées pour la production du Brunello et qui lui permettent de bénéficier d'une origine d'appellation contrôlée.


