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Ce temps chaud et sec en arrière saison, durant la période où se développe la pourriture, le botrytis, nécessaire à l'élaboration de ces vins liquoreux, a pu se développer dans les meilleures conditions et ainsi permis aux raisins de se concentrer en arômes. « Le fruit et les équilibres sont en place, la qualité est au rendez-vous, c'est incontestable », a confirmé Francis Mayeur, directeur technique du Château d'Yquem, premier cru classé supérieur de Sauternes pour lequel « le château d'Yquem 2011 devrait être très grand ».
Les vignerons sont unanimes pour évoquer une « singulière météo pour une année bizarre » et qu'ils ont dû se montrer « particulièrement vigilants » à l'approche des vendanges qualifiées « d'historiquement précoces ». « A la veille des vendanges, nous n'avions pas le sourire, la pourriture avait gagné les vignes », s'est souvenu Pierre Montégut, directeur technique du Château Suduiraut, premier cru classé de Sauternes. « Le beau temps qui s'est installé début septembre a sauvé le millésime », s'est-il réjoui, qualifiant 2011 de « millésime sauvé des eaux ».
« Je ne me prononce jamais trop tôt mais je pense que c'est très joli, les lots présentent un très bon équilibre et une belle puissance », a pour sa part indiqué Martine Langlais-Pauly, propriétaire de Clos Haut-Peyraguey, premier cru classé de Sauternes. « Bien sûr, il est trop tôt pour évoquer les vins mais les jus sont merveilleux, ils sont riches, complexes, purs et présentent un fruit remarquable. Je n'ai jamais vu des jus aussi homogènes. C'est un millésime complètement atypique », selon Olivier Castéja, propriétaire du château Doisy-Védrines, second cru classé de Barsac.


