Écouter, regarder, sentir, toucher... Éveiller les enfants aux cinq sens et aux quatre saveurs, développer chez eux une culture du goût, un éveil sensoriel et une connaissance des produits du terroir, telle est l’ambition de l’Univers du Goût, une association née en février 1998 en Champagne. Face à la tendance actuelle à une alimentation standardisée, à l’appauvrissement du goût et à la montée de l’obésité parmi les enfants, l’Univers du Goût entend favoriser “l’intelligence de générations de futurs consommateurs avertis, sachant préserver et transmettre la richesse de la diversité, la liberté d’affirmer des préférences, et le plaisir de la découverte.
![]() Découvrir le goût des choses simples... (© Viti-net) |
Etre libres et citoyens face à leur alimentation
L’association a essaimé dans plusieurs autres régions, Beaujolais, Ardèche, Savoie, Loire et Alsace, où elle est particulièrement bien implantée. “Depuis que nous avons repris l’idée, dans les années 1999/2000, environ 400 professeurs des écoles, et donc autant de classes, ont participé aux sessions de l’Univers du Goût, indique Jean-Paul Goulby, directeur de l’Univers du Goût en Alsace et également de l’Association des viticulteurs d’Alsace (AVA). Certaines écoles sont même allées plus loin en faisant des projets annuels sur ce thème et des expositions. Le travail auprès des inspecteurs de l’Education nationale est essentiel afin d’avoir leur soutien et de sensibiliser un nombre croissant d’enseignants.”
Lancé en Alsace en partenariat avec l’AVA et le Comité interprofessionnel des vins d’Alsace, l’Univers du Goût organise ses séances à la Maison des vins d’Alsace, à Colmar.
“Le but premier est d’aider nos enfants à être libres et citoyens face à leur alimentation, explique Cécile Bernhard Reibel, présidente de l’association pour l’Alsace et viticultrice à Chatenois. L’année dernière, nous avons créé quatre personnages pour les quatre saisons et un jeu des 7 familles sur le goût. On ne parle pas aux enfants de vin à proprement parler mais quand les séances se terminent, ils apprécient qu’un œnologue vienne leur faire une petite présentation”.
Et Cécile Bernhard Reibel d’appeler toutes les régions viticoles françaises à rejoindre le mouvement. Afin de ne pas avoir dans quelque temps une “génération perdue”, non initiée à la gastronomie et à la culture du vin, qu’il sera encore plus difficile de conquérir...