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Arsénite de soude - La quantité collectée deux fois et demi supérieure aux prévisions
( Publié le 26/04/2007 à 12h20 )
La collecte des stocks d’arsénite de soude arrive quasiment à sa fin. Les tonnages collectés ont pulvérisé les estimations : plus de 1.900 tonnes d’arsénite de soude ont été récupérés à ce jour alors que les prévisions initiales étaient seulement de 780 tonnes. 400 tonnes ont déjà été éliminées.

Depuis l’interdiction de l’arsénite de soude en novembre 2001, les viticulteurs avaient gardé leurs stocks et ne s’en étaient pas débarrassés. La quantité collectée depuis octobre dernier dans le cadre du programme de récupération est en effet sans commune mesure avec ce que l’Etat et Adivalor (Agriculteurs, distributeurs, industriels pour la valorisation des déchets agricoles) avaient prévu au départ : au 15 mars dernier, Adivalor indiquait avoir récupéré 1907 tonnes, contre 780 initialement estimées ! Au 31 décembre 2006, 757 tonnes de préparation à base d’arsénite de soude avaient déjà été rapportées par les viticulteurs.

“La récupération des stocks sur points de collecte est aujourd’hui bouclée. Des enlèvements directs chez des viticulteurs détenteurs de grosses quantités sont encore en cours. Nous tablons sur 1 950, 1 960 tonnes au total, apportées à 75% par les viticulteurs, le reste par les distributeurs, explique Marc Vaucelle, chargé du programme arsénite de soude à Adivalor. Ce tonnage collecté est une surprise, mais témoigne du respect des vignerons pour l’environnement.”

Au vu des produits apportés, Adivalor estime que 80 à 85% des emballages des préparations n’avaient pas été ouverts. Après analyse de près de 700 tonnes apportées par les viticulteurs, l’organisation a constaté que plus de 50% des préparations apportées correspondaient à des spécialités commercialisées dans les trois dernières années avant la décision d’interdiction en 2001.

La collecte a été réalisée dans 60 départements, contre 55 prévus au départ. Les plus grosses quantités ont été récupérées dans le sud de la France. Adivalor fait état par exemple de 133 tonnes collectées dans le Gard, de 94 tonnes dans l’Hérault. A titre comparatif, le tonnage enregistré en Indre-et-Loire a été de 21,5 tonnes. En dehors des départements méditerranéens, c’est en Gironde que les quantités ont été les plus élevées.

Une communication efficace

Mis en place suite à un accord signé en juin 2006 entre les ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie et Adivalor, le programme de collecte des stocks d’arsénite de soude a mobilisé également les chambres d’agriculture, les services de la Protection des Végétaux, la MSA, les organisations professionnelles, notamment la CCVF, et les distributeurs. “Tous se sont fortement impliqués, les distributeurs se sont bien mobilisés et ont permis d’organiser concrètement et au mieux la collecte. L’information a été bien relayée par tous les partenaires puisque la communication a drainé l’ensemble des détenteurs de stocks, y compris ceux qui avaient de faibles quantités”, poursuit Marc Vaucelle.

On estime à environ 15 000 le nombre d’apporteurs viticulteurs. La quantité moyenne ramenée par apporteur se monterait entre 80 et 100 kg. Selon le chargé du programme, 25% des apporteurs ont fourni 75% des volumes.

Face aux quantités ramenées, il a été nécessaire de mobiliser de nouvelles plates-formes, aux normes Seveso, pour stocker les produits à base d’arsénite de soude en attendant leur traitement final. Au 15 mars, 400 tonnes avaient déjà été éliminées par inertage (stabilisation du produit) et stockage en centre d’enfouissement technique. L’enfouissement dans d’anciennes mines de sel en Allemagne pourrait être mis en œuvre si les capacités de traitement final en France étaient insuffisantes.

Malgré les volumes collectés bien supérieurs aux prévisions, les pouvoirs publics se sont engagés en décembre dernier à assurer le déroulement du programme de collecte et d’élimination jusqu’à son terme. En 2006, le budget du programme avait été fixé à 3,5 millions d’euros, soit un coût de 4,5 euro/kg.

Source : Viti-net
Auteur : Ligérienne de presse
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