
Cette maladie est en train de s'étendre au delà de sa région traditionnelle - le pourtour méditerranéen - et touche de plus en plus les vignobles du nord-est (Bourgogne, Champagne et Alsace) et de l'ouest (Cognac, Bordelais), a indiqué Jacques Rousseau, oenologue et responsable du Département vignes et vins à l'ICV de Montpellier.
13%, le seuil maximum à ne pas dépasser
Or ce champignon a des effets négatifs en cascade sur la quantité des vendanges et leur qualité, a-t-il souligné. Les grappes touchées à plus de 25% par l'oïdium perdent près d'un tiers de leur poids par rapport aux grappes saines. La composition des raisins est altérée et ils ont une mauvaise maturation. Au delà de 9% de grappes contaminées, la qualité des vins commence à se dégrader. Et les professionnels considèrent qu'à partir de 17%, les défauts en bouche deviennent rédhibitoires: aromes désagréables, odeurs de moisi, de champignon, amertume, instabilité des vins, taux d'alcoolisation plus important, a précisé M. Rousseau.
![]() Une contamination des grappes à plus de 13% d'oïdium a des conséquences négatives sur la qualité des vins (© Viti-net) |
Pour corriger ces défauts, les oenologues peuvent faire appel à des processus de vinification onéreux, mais quand la quantité des grappes touchées atteint 33%, le vin est définitivement imbuvable. "13% est le seuil maximum à ne pas dépasser", a-t-il jugé, soulignant que cette étude - "In vino qualitas" - initiée en 2007 et poursuivie en 2008, innovait par rapport à celles existantes sur la biologie de l'oïdium en mesurant l'impact de la maladie sur le vin lui-même.
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►A lire aussi, pour en savoir plus: Oïdium - « A partir de 13% de grains touchés, les vins présentent des défauts flagrants » (publié le 30/07/2008) |