S'appuyant sur les slogans de cette campagne ("enfin des jeunes qui ont du goût", "qui ose dire que jeunesse ne rime pas avec délicatesse ?") diffusée, notamment dans le métro parisien et dans la presse magazine, l'association estime qu'elle a pour "objectif d'attirer l'attention des jeunes consommateurs", ce qui est interdit par les dispositions de la loi Evin.
"Le slogan à double langage qui permet également de considérer que dans le terme +jeune+, il convient d'entendre les jeunes vins du Val-de-Loire, a été choisi fort à propos afin de créer la confusion", selon l'avocate de l'ANPAA, Me Catherine Giafferi. "Les jeunes ne sont absolument pas la cible de cette publicité", lui a rétorqué l'avocat de l'Inteprofession des vins du Val-de-Loire. "Je suppose qu'à l'ANPAA, ils ne boivent que de l'eau et qu'ils ne peuvent donc pas savoir ce qu'est la maturité d'un vin", a-t-il ironisé, précisant que le seul objectif de la campagne de son client était d'"aller à l'encontre de l'a priori négatif sur les vins jeunes". Les supports choisis pour la campagne démontrent également, selon l'avocat, que ce n'est pas la jeunesse qui est visée. Les titres choisis pour cette campagne sont notamment Le Nouvel Observateur et Le Figaro magazine, a-t-il détaillé.
L'audience se poursuivait mardi après-midi devant le juge des référés (juge de l'urgence et de l'évidence) Louis-Marie Raingeard de la Blétière.