 Les jeunes citadins des grandes villes du monde sont les nouveaux consommateurs de vin... Il s'agit d'adapter les produits en fonction. (© JC) |
« On assiste à un renouveau à l’échelle de la planète en terme de typologie de la consommation » explique Hervé Henrotte, consultant Vins et Spiritueux chez Ubifrance. D'un côté a lieu une diminution du nombre des « gros » consommateurs dits "traditionnels", comme c’est le cas par exemple en France, en Italie ou en Espagne. Ce type de consommation correspond à une «
grosse culture de la consommation- repas ». De l'autre, les "néo-consommateurs". « L
es gros consommateurs sont remplacés par un nouveau type de consommateur; il est plutôt jeune, citadin, habitant une grande ville comme Londres, New York ou Tokyo. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, on a même une légère majorité pour le consommateur de sexe féminin ».
On achète du vin comme on achète un bouquet de fleur
Ces « néo-consommateurs » boivent un verre de vin souvent l’après-midi, en sortant du travail, ou après avoir fait du « shopping », de manière occasionnelle. Boire du vin pour ces personnes est « un moment de détente dans leur vie stressante, c’est un moment plaisir, partagés entre copains ».
« Le vin est donc sorti des « produits alimentaires de base » explique Hervé Henrotte, et serait rentré dans la catégorie des produits « culturels », comme peuvent l’être le chocolat, un disque, un livre, ou un bouquet de fleur . « On boit aussi du vin pour se sentir quelqu’un de bien ».
En bref, le vin est donc dans ces pays considéré comme un « vecteur de sociabilité ». Ce qu’il faut retenir de cela ? « Il faut malgré tout tenir compte des exigences contextuelles du consommateur et ne pas offrir un vin de terroir bien râpeux à un jeune new-yorkais, qui le boira à 4 heures de l'après-midi ! ». « Je parle simplement d’offrir des vins, avec leurs typicité, qui soient en adéquation avec le consommateur… et surtout de ne pas de perdre son âme et sa typicité en produisant un vin au goût mondial ! ». Il s’agit donc de bien réfléchir et regarder à qui, et quand, on veut vendre quoi.
Juliette Cassagnes
Source : Viti-net
NB : Extrait de l'atelier organisé lors du Sitevi 2007, jeudi 29 novembre, à 9h30.
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