Sitevi 2007 / Spécial export


 Accueil  Connaître les marchés - pays et les créneaux porteurs

Etats-Unis - Le néo-consommateur, c’est le jeune new-yorkais qui boit un verre de vin en sortant du bureau
(Publié le 08/01/2008 à 8 15:00:00)

Le nombre de consommateurs « traditionnels », calqués sur une mode de consommation « repas », ne cesse de diminuer. Ils sont remplacés par des « néo-consommateurs », qui représentent un marché en plein essor. Sans « perdre son âme et sa typicité », il s’agit de toucher ce nouveau type de consommateurs, en leur proposant des vins adaptés.


Les jeunes citadins des grandes villes du monde sont les nouveaux consommateurs de vin... Il s'agit d'adapter les produits en fonction. (© JC)
« On assiste à un renouveau à l’échelle de la planète en terme de typologie de la consommation » explique Hervé Henrotte, consultant Vins et Spiritueux chez Ubifrance. D'un côté a lieu une diminution du nombre des « gros » consommateurs dits "traditionnels", comme c’est le cas par exemple en France, en Italie ou en Espagne. Ce type de consommation correspond à une « grosse culture de la consommation- repas ». De l'autre, les "néo-consommateurs". « Les gros consommateurs sont remplacés par un nouveau type de consommateur; il est plutôt jeune, citadin, habitant une grande ville comme Londres, New York ou Tokyo. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, on a même une légère majorité pour le consommateur de sexe féminin ».

On achète du vin comme on achète un bouquet de fleur

Ces « néo-consommateurs » boivent un verre de vin souvent l’après-midi, en sortant du travail, ou après avoir fait du « shopping », de manière occasionnelle. Boire du vin pour ces personnes est « un moment de détente dans leur vie stressante, c’est un moment plaisir, partagés entre copains ».
« Le vin est donc sorti des « produits alimentaires de base » explique Hervé Henrotte, et serait rentré dans la catégorie des produits « culturels », comme peuvent l’être le chocolat, un disque, un livre, ou un bouquet de fleur . « On boit aussi du vin pour se sentir quelqu’un de bien ».

En bref, le vin est donc dans ces pays considéré comme un « vecteur de sociabilité ». Ce qu’il faut retenir de cela ? « Il faut malgré tout tenir compte des exigences contextuelles du consommateur et ne pas offrir un vin de terroir bien râpeux à un jeune new-yorkais, qui le boira à 4 heures de l'après-midi ! ». « Je parle simplement d’offrir des vins, avec leurs typicité, qui soient en adéquation avec le consommateur… et surtout de ne pas de perdre son âme et sa typicité en produisant un vin au goût mondial ! ». Il s’agit donc de bien réfléchir et regarder à qui, et quand, on veut vendre quoi.

A lire aussi :

Consommation - Le vin de plus de plus "tendance" chez les jeunes aux USA et au Japon (publié le 29/04/2007)

Consommation - Le "wine time", ou une façon de ralentir le temps dans nos mégalopoles (publié le 14/04/2005)

Vin - Ce que veulent les jeunes (publié le 21/06/2007)

L’analyse sensorielle - Connaître les caractéristiques organoleptiques de son vin pour élaborer un produit en correspondance avec un marché (publié le 19/11/2007)

 

Juliette Cassagnes
Source : Viti-net

NB : Extrait de l'atelier organisé lors du Sitevi 2007, jeudi 29 novembre, à 9h30.      pour en savoir plus :
Vins : conquérir de nouveaux marchés à l'export (dossier édité par Viti-net)


Exportations - Vins rosés aux Pays-Bas : « Il faut une offre permanente à bas prix »