![]() "Avec 190 millions d'habitants, nous avons un énorme potentiel", affirme Winfried de Bernard du Breil, responsable des relations internationales pour Miolo, une des plus importantes maisons de négoce brésilien (© Viti-net) |
Le pays le plus étendu d'Amérique du Sud propose une grande variété de cépages: sauvignon et chardonnay pour les blancs ou merlot, carbernet-sauvignon, pinot et gamay entre autres pour les rouges. Jusqu'à présent, la quasi-totalité de la production est vendue sur le marché intérieur. "Avec 190 millions d'habitants, nous avons un énorme potentiel", affirme Winfried de Bernard du Breil, responsable des relations internationales pour Miolo, une des plus importantes maisons de négoce brésilien. Si la cachaça, l'alcool (de canne à sucre) brésilien par excellence, continue de supplanter largement toute autre consommation d'alcool dans le pays, "les Brésiliens se mettent à boire de plus en plus de vin", selon M. Bernard du Breil. "D'ici trois ans, on devrait atteindre une consommation de cinq litres par habitant alors que nous sommes actuellement à 2,5", estime le représentant de Miolo à Vinexpo.
Les viticulteurs brésiliens s'attachent également à développer leurs marchés à l'export, qui ne représentent actuellement que "2% de la production" a expliqué à l'AFP, Andreia Gentilini Milan. Selon cette responsable export au sein de l'agence des vins brésiliens, "il y a deux ans cela représentait à peine 1% et nous espérons atteindre 10% dans les dix prochaines années". L'Allemagne, les Pays-Bas, l'Angleterre, les Etats-Unis et la Scandinavie font déjà partie des principaux pays importateurs de vin du Brésil, qui entend désormais s'attaquer à l'Asie (Hong-Kong et Chine principalement). "Nous pensons que la crise économique est une excellente opportunité pour conquérir de nouveaux marchés", estime Mme Gentilini Milan. Un optimisme confirmé par les statistiques. Le Brésil a connu une croissance à l'export de 18% de son vin pétillant au cours du premier trimestre 2009 et de 20% pour ses autres vins. "Entre janvier et mai 2009, notre marché extérieur a connu une croissance de plus 10% par rapport à la même période en 2008", se félicite Juciane Casagrande, responsable export de Casa Valduga. Pour elle, "la croissance à l'export aurait été plus forte s'il n'y avait pas eu la crise".
Ses deux principaux concurrents d'Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili, ont connu une hausse similaire de leurs exportations au cours des cinq premiers mois de l'année: environ 10% de hausse en Argentine sur cette période alors que le Chili a connu une stagnation de ses ventes à l'export en janvier et février, puis un net redémarrage au cours des trois derniers mois.


