Outre la baisse mondiale de consommation de vin en 2009, la crise économique a également eu un impact sur les échanges mondiaux, avec, « pour la première fois depuis 2000 », une chute de -3,6% des échanges entre 2008 et 2009.
Cette crise économique ne s’est pas traduite de la même façon dans tous les pays. Les pays dont les exportations souffrent le plus sont l’Espagne, avec 14,4 millions hl exportés en 2009 (-11% par rapport à 2008), ou la France avec 12,5 millions hl (-9% par rapport à 2008). Les Etats-Unis subissent également un recul en volume de leurs exportations, évalué en première approche à -16% (3,9 millions hl en 2009). L’Argentine, quant à elle, ayant fortement progressé ces dernières années, « sur la base d’exportations majoritairement constituées de produits à faible marge unitaire (vrac, petit vrac ou Tetrapack), et étant handicapée par un recul de sa production n’a pas, semble-t-il, pu accroitre davantage la part de ces produits dans ses exportations et subit de plein fouet la crise ». Elle a en effet exporté pour l’équivalent de 2,8 millions hl en 2009, soit -32% par rapport à 2008.
Dans d’autres pays, la tendance a été toute autre (►voir encadré) : l’Italie, avec 18,6 millions hl exportés, « conforte nettement sa place de premier exportateur mondial en volume ». Le Chili a également atteint le niveau record de 6,9 millions hl exportés en 2009 (+1,0 millions hl par rapport à 2008), et l’Australie qui retrouve quasiment en 2009 son niveau d’exportation record de 2007 (7,75 millions hl en 2009, 7,86 millions hl en 2007) (►voir tableau 1).
Tableau 1: top 10 des pays exportateurs (prévisions 2009 et 2008 - source Oiv)
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Rang
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Pays
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Vol exporté 2009
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Part de marché
2009
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Vol exporté 2008
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Part de marché 2008
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Variation 2008-2009
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Moy 2001-2005 / Pdm
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1.
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Italie
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18,6 Mhl
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22%
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17,5 Mhl
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20%
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+6,3%
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15 Mhl (21%)
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2.
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Espagne
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14,4 Mhl
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17%
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16,3 Mhl
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18%
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-11,6%
|
12,1 Mhl (17%)
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3.
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France
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12,5 Mhl
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15%
|
13,7 Mhl
|
15%
|
-9%
|
14,8 Mhl (20%)
|
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4.
|
Argentine+Chili
|
9,8 Mhl
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11%
|
10 Mhl
|
11%
|
-2%
|
5,5 Mhl (8%)
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dont
|
Chili
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6,9 Mhl
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nc
|
5,9 Mhl
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Nc
|
+17%
|
nc
|
|
dont
|
Argentine
|
2,8 Mhl
|
Nc
|
4,11 Mhl
|
Nc
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-32%
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5.
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Australie – Nvelle Zélande
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8,9 Mhl
|
10%
|
7,9 Mhl
|
9%
|
+12,6%
|
5,8 Mhl (8%)
|
|
dont
|
Australie
|
7,75 Mhl
|
nc
|
nc
|
nc
|
+
|
nc
|
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6.
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Afrique du sud
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4 Mhl
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5%
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4,1 Mhl
|
5%
|
|
2,4 Mhl (3%)
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7.
|
Usa
|
3,9 Mhl
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5%
|
4,6 Mhl
|
5%
|
-15%
|
3,2 Mhl (4%)
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8.
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Allemagne
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3,7 Mhl
|
4%
|
3,6 Mhl
|
4%
|
+2,7%
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2,6 Mhl (4%)
|
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9.
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Portugal
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2,4 Mhl
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3%
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2,9 Mhl
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3%
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-17%
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2,6 Mhl (4%)
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10.
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Peco (Bulgarie, Hongrie, Roumanie)
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1,5 Mhl
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2%
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1,7 Mhl
|
2%
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-11%
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1,9 Mhl (3%)
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« De plus en plus de vrac, de moins en moins de valeur... quelle durabilité de certains vignobles ? » Comment, en temps de crise, certains pays parviennent à accroître leurs exportations en volume ? Selon l’analyse de l’Oiv sur les échanges mondiaux de vins en 2009, « un changement de la localisation dans la création de valeur, favorable à ce que cette dernière se rapproche géographiquement des lieux de distribution et de consommation », est en train de se produire au sein de la filière vinicole mondiale. Mais 'volume' de veut pas dire forcément 'prix'. Plusieurs mécanismes sont à l’origine de ce phénomène, selon l'Oiv. Le premier, lié à une 'stratégie marketing', se traduit par le positionnement des entreprises des pays exportateurs. Un certain nombre, celles qui le peuvent ‘financièrement parlant’, ont opté pour maintenir les flux et le niveau de demande en baissant les prix moyens. D'autres choisissent de maintenir ces prix moyens et de risquer une baisse des volumes par les distributeurs...Avec donc pour ces dernières, un jeu de la concurrence basé sur des prix bas, avec une pression forte. La première stratégie a été adoptée par la plupart des pays qui ont augmenté en 2009 leurs exportations en volumes malgré le contexte de crise (Italie, Chili, Australie). Une stratégie qui a aussi « conduit parallèlement à une croissance nettement moindre, voire à un recul, de la valeur globale de ces exportations ». La seconde stratégie a été adoptée notamment par la France et l’Espagne : ces pays ont « visé à maintenir leur flux d’exportation de vins conditionnés et subissent une décroissance nette de leur performance en volume, ainsi qu’une certaine érosion de la valorisation unitaire moyenne de leurs exportations par le jeu de la concurrence ».
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