Le bilan des ventes de vins tranquilles en grande distribution dressé par l’Onivins pour la campagne 2004-2005 n’est pas très positif.
Avec 9,432 millions d’hl commercialisés soit un recul de 2,1% par rapport aux 12 mois précédents, on constate une poursuite de la tendance à la baisse entamée en 2000 : -4% lors de la campagne 2000-2001, -2% en 2001-2002, -2% en 2002-2003 et –2,6% en 2003-2004.
Du côté du chiffre d’affaires global du rayon vin, la campagne 2004-2005 a représenté 3,118 milliards d’euros, soit une baisse de 1,8% par rapport à 2003-2004.
En analysant le marché par catégorie, il ressort que seuls les vins de pays ont progressé de 0,1% en volume et de 1,8% en valeur. Pendant ce temps, les Vqprd accusent une baisse des volumes de 0,7% et en valeur de 1,5%. Mais la catégorie la plus touchée reste celle des vins de table avec -,76% en volume pour –7,7% en valeur.
Le "petit vrac" poursuit son développement
Dans le détail des Vqprd par région, la Provence Corse sort son épingle du jeu, avec une augmentation des volumes vendus de 5,7%, grâce notamment à la progression des vins rosés. La Bourgogne enregistre également une progression de ses ventes avec +2,1% en volume. En revanche, les régions les plus affaiblies
sont l’Alsace avec –3,4% en volume, le Sud-Ouest (-3,6%), le Beaujolais (-4%) et surtout le Languedoc-Roussillon qui voit ses volumes chuter de 6,1%.
Du côté des conditionnements, tous accusent un repli sauf les coditionements de 2 à 5 litres qui poursuivent leur développement avec une croissance de 20% en volume et de 23% en valeur. Les raisons de ce succès seraient une plus grande diffusion dans les rayons mais aussi une plus forte demande de la clientèle. Il y a six ans, un peu plus de la moitié des magasins proposaient ce type de contenant dans leur rayon alors qu’ils sont 95% aujourd’hui. Et ce phénomène touche toutes les catégories de vins : +31,6% en Vqprd, +21,3% en vins de pays régionaux, +11,7% en vins de pays de département et +18% en vins de table français.


