Observatoire Vigne et Vin

Tri automatisé de la vendange - Point sur les matériels et dernières innovations

( Publié le 15/07/2011 à 08h41 )
Un tri après éraflage est parfois nécessaire pour éliminer les débris végétaux et autres éléments indésirables de vendanges difficiles à récolter et à égrapper, ou qui n’ont pas été éliminés par l’érafloir. De plus en plus d’équipementiers proposent des matériels de tri automatique permettant d’éliminer la quasi-totalité de ces débris. Tour d'horizon des derniers équipements proposés et de leur principe de fonctionnement.

Société Mvs
Le plateau vibrant proposé par la Société Mvs (© Ifv/Matévi)

Le procédé utilisé dans les systèmes de tri automatisé existants varie selon les modèles. Il peut s’agir de procédés mécaniques ou plus perfectionnés faisant intervenir de nouvelles technologies comme l’imagerie numérique. Ils peuvent être soit embarqués sur machine à vendanger, soit installés indépendamment au chai pour parfaire le tri à la sortie de l’érafloir. Mais quel que soit l’équipement utilisé, « les règles de base à respecter sont de trier la vendange le plus tôt possible après la récolte, à la vigne ou dès réception en cave et de limiter au maximum les triturations et les oxydations », rappelle Jean-Michel Desseigne, ingénieur à l’Ifv Rhodilhan.

Les technologies utilisées sont au nombre de quatre. Un certain nombre d’équipements font appel au tri mécanique, soit par vibration, soit par disques ou rouleaux. C’est par exemple le cas de la table vibrante de la société Mvs : la vendange déjà éraflée entre dans le trieur sur un plateau vibrant ; les baies tombent par gravitation et sont récupérées tandis que les débris sont rejetés. « Ce système permet un débit jusqu’à une quinzaine de tonne de vendange par heure », indique Jean-Michel Desseigne.

Les systèmes par disques, le « Viniclean » de la société Socma, ou par rouleaux rotatifs proposés par Pellenc ou Grégoire, fonctionnent sur le même principe : les baies passent à travers et les débris végétaux sont retenus et mis de côté.

Les rouleaux utilisés par Pellenc
Les rouleaux utilisés par Pellenc (© Ifv/matévi)

La seconde technologie proposée fait appel au tri par « lame d’air », développée par la société Vaucher Beguet. Ce procédé impose une vendange préalablement égouttée. Un ventilateur soufflant éjecte les débris végétaux et les baies éclatées qui ont une masse volumique plus faible que celle des baies entières.

Le Mistral de la société Vaucher Beguet
Le Mistral de la société Vaucher Beguet (© Ifv/Matévi)

La troisième technologie fait appel au tri « densimétrique », couplé à un rouleau rotatif, proposée dans le « Tri baie » de la société Amos. Il permet de séparer les baies en quatre niveaux de tri, à l’aide d’un rouleau tournant et d’un bain densimétrique. Le dernier tri va s’opérer en fonction de la masse volumique des baies, liée à leur richesse en sucre, qui va les faire plus ou moins flotter.

Le Tribaie utilise le tri densimétrique des baies
Le Tribaie utilise un rouleau tournant pu un système de tri densimétrique des baies
(© Ifv/Matévi)


Le dernier système de tri développé, datant de 2008, est basé sur le tri optique par vision numérique. Deux équipements pourvus de cette technologie avaient notamment été récompensés lors du Vinitech cette année là : le système « Selectiv’Process » du constructeur Pellenc et le « Delta Vistalys » de Bucher Vaslin.

Le Vistalys, de Bucher Vaslin, utilise le tri optique
Le Vistalys, de Bucher Vaslin, utilise le tri optique (© Ifv/Matévi)

Plus récemment, la société Defranceschi en a également développé un, baptisé « X-tri 100/150 ». Ces matériels sont munis de caméras, de systèmes d’éclairages et de jets d’airs pour l’éjection. Ils permettent des débits compris entre 5 et 12 tonnes/heure selon les marques. « Le tri optique permet d’aller plus loin dans le tri, avec l’élimination des fragments herbacés ou de pellicules, des baies écrasées et millerandées, ou de couleurs non conformes », indique Jean-Michel Desseigne. Mais quel que soit le matériel utilisé, « Le tri doit compléter l’égrappage et non corriger des conditions de récolte ou d’égrappage mal maîtrisées, rappelle Emmanuel Vinsonneau. Il est important, avant d’acquérir un équipement de tri, d’améliorer en priorité la qualité de la récolte et de l’égrappage en amont ».
Source : Terre-net Média
Auteur : Juliette Cassagnes
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