Les sorties de propriété, représentant 1.542.000 hl, ont même été supérieures à la récolte, de 1.519.000 hl. "L'économie nationale est toujours morose, et ce depuis 2000-2001. Dans ce contexte, on peut se féliciter depuis la dernière campagne d'être sortis de ce marasme", a déclaré Michel Baldassini, président du Bivb. Il a cependant souligné qu'environ 130 exploitations ont disparu l'an dernier en Bourgogne du sud, en raison de départs en retraite et de faillites.
Les ventes sur le marché national (53% de la production) se sont améliorées de 7% en volume pour les vins de Bourgogne, grâce à la grande distribution. "La baisse de la consommation nationale reste cependant un phénomène de société irréversible", a ajouté M. Baldassini.
"anglo-saxonnisation" des ventes
La Bourgogne gagne 14% en volume à l'export, et 9% en valeur, sur la campagne du 1er août 2005 au 31 juillet 2006. Pour la première fois, le cumul des exportations vers le Royaume-Uni (23,7% en valeur) et les Etats-Unis (24%, soit +18% par rapport à la campagne précédente grâce à un engouement pour le pinot noir et à un dollar faible) atteint presque 50%, marquant une "anglo-saxonnisation" des ventes. Au Japon, le chiffre d'affaires a cru de 10%, en Corée du Sud de 6%, mais en Russie il se replie de 2% à cause d'une nouvelle fiscalité.
"Le grand chantier des années 2010-2015 sera l'Europe du nord", a annoncé Louis-Fabrice Latour, président du syndicat des négociants en vins de Bourgogne, qui entend reconquérir l'Allemagne et la Suisse notamment.


