Observatoire Vigne et Vin

Contrôles des pulvérisateurs - Un entretien régulier permet de passer un contrôle « sans problèmes majeurs »

( Publié le 20/12/2007 à 12h00 )
Dans le cadre d'opérations comme « Phyto mieux» ou « Pulvé mieux », certaines chambres d'agriculture (de la Gironde, du Gard ou du Maine et Loire), pratiquent déjà des contrôles. Retours d'expériences et conseils.


Les pulvérisateurs anciens, à partir du moment où ils sont entretenus régulièrement, ne posent pas plus de "problèmes" que les pulvérisateurs plus récents... (© JC)
D'après les statistiques des chambres d'agriculture, les principaux défauts rencontrés sont sur les pièces qui donnent lieu à des points de contrôle éliminatoires. Ces pièces se trouvent au « cœur du pulvérisateur» et au niveau de la pulvérisation : présence du protège-cardan, absence de fuites dans la tuyauterie, présence d’anti-gouttes, bon fonctionnement du manomètre et des buses, état des diffuseurs et des rampes.

Viennent ensuite les problèmes sur la cloche à air, soit parce qu'elle est percée, soit parce qu'elle est dégonflée. Le réglage de la prise de force, inférieur à 540 tours/minute, et l’usure des buses, sont également des défauts fréquemment rencontrés.

Malgré ces constatations, Sébastien Fourmond, du département Agronomie-machinisme de la chambre d’agriculture du Maine et Loire, se veut rassurant : « Les viticulteurs ne doivent pas avoir peur de passer ce type de contrôle, même si le pulvérisateur est ancien». En effet, un pulvérisateur ancien bien entretenu ne peut donner lieu qu'à quelques réparations minimes, alors qu’un pulvérisateur de 2 ou 3 ans mal entretenu peut présenter des défauts importants.


Pour Marie Thibault, conseillère viticole à la cave de Saumur, le contrôle des pulvérisateurs a des avantages environnementaux et économiques (© Viti-net)

A la clé, une diminution de la quantité de produit utilisé

Pour le conseiller, il est intéressant de faire le contrôle avant l’application de la loi qui le rend obligatoire. « Le contrôle est actuellement volontaire, l’intérêt du contrôle est de diagnostiquer ce qui va ou ne va pas sur le pulvérisateur et d’effectuer les réparations. Ce sera pareil lorsqu’il sera obligatoire ». Il est donc approprié que les propriétaires de vieux pulvérisateurs le fassent avant l’application de la loi pour être aux normes.

Marie Thibault, conseillère viticole à la cave coopérative de Saumur, y voit des intérêts économiques et environnementaux : « le contrôle des pulvérisateurs de nos adhérents nous permet de remplir une demande faite par nos clients dans leur cahier des charges. Il permet aussi de régler la machine et donc de réaliser des traitements efficaces avec pour résultat une baisse du nombre de passages et de la quantité de produit utilisé». La pollution agricole dans le milieu est effective et l’image des viticulteurs s'en trouve améliorée.

 

A lire aussi:

Sécurité - Entretien et règlage du pulvérisateur : quelles recommandations, quelles obligations ? (publié le 17/04/2007)

Pulvérisateurs - Les grandes lignes du contrôle (publié le 21/11/2007)

Source : Viti-net
Auteur : Mathieu Mahoudeau, étudiant à l'Ecole supérieur d'angers
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