Observatoire Vigne et Vin

Consommation - Quels vins consomment les ménages français ?

( Publié le 28/11/2005 à 15h15 )
Au travers d'un panel de 5000 ménages, représentatif des ménages français, l'Onivins a étudié les achats de vins tranquilles en 2004. Il ressort de cette étude que le nombre de consommateurs restent stable alors que la quantité de vin consommée diminue. Le bordelais garde une place prépodérante dans les ahcats des ménages qui se tournent maintenant de plus en plus vers le hard-discount pour remplir leur cave.

Une consommation en baisse pour un nombre de consommateurs stable

Alors que les chiffres ne cessent d’annoncer une baisse de la consommation en France en volume, il est intéressant de constater que depuis 2002, le  pourcentage de ménages acheteurs semblent se stabiliser autour de 86,7%. En revanche, la quantité moyenne achetée en litre subit bien une chute importante avec moins 11,6% depuis 2001.
Dans le cadre de nombreuses études sur l’évolution de la consommation, il apparaît fréquemment dans les conclusions que la quantité diminue au profit de la qualité. Ainsi, les français consomment de moins en moins de vins de table, tandis que la part des VQPRD ne cessent d’augmenter.
Selon ce principe il serait logique d’imaginer un prix moyen d’achat au litre en augmentation ce qui n’est pourtant pas le cas d’après les résultats du panel. Ainsi, le prix moyen d’achat en €/litre est passé de 2,74 € en 2001 à 2,69€ en 2004 soit une baisse de 1,8%.

 


Que consomment les français et à quel prix ? (© DR)

 

Les vins étrangers concurrencent surtout les vins de table

Les vins étrangers ont un poids particulièrement significatif dans les achats réalisés à moins de 1€ le litre puisqu’ils représentent 30% de ces volumes premiers prix. Même si ce n’est pas précisé dans les résultats, il y a tout lieu de penser qu’il s’agit en grande majorité de vins de tables espagnols et italiens.
On remarque qu’à moins de 2,5 €, les vins de table et de pays se retrouvent en
concurrence très forte.
Enfin, il est à noter que près d’un tiers des VQPRD sont achetés à moins de 2,5€/ litre. Ils se retrouvent ainsi en concurrence avec les vins de pays et les vins de table.

 


Structure des achats par tranche de prix (© DR)

 

Le bordelais conserve sa place de leader

En 2004, les VQPRD ont représenté 49,5 % des achats en volumes et 69 % en valeur. Ramené à l’ensemble de la population, on estime que le marché de la consommation des VQPRD à domicile aurait reculé de près de 4% en 2004 par rapport à l’année précédente.
Au sein des VQPRD, les vins rouges restent les plus consommés avec 66,7% des volumes. Les rosés continuent leur progression avec 14% des volumes, contre 11% en 2000 et 9 % en 1998. Pourtant, en comparaison avec l’année précédente, on notera un léger recul, en effet l’année 2003 et sa sécheresse estivale a connu une consommation de rosés particulièrement élevée. Pour les vins blancs, la tendance est à la fermeté avec 19,3% des volumes en 2004, contre 19% en 2003 et 19,7% en 2001.

 


Pourcentage de ménages acheteurs par appellation (© DR)

 


Par bassin de production, il est à noter la progression des parts de marchés en volume des appellations du Languedoc-Roussillon et du Sud-Ouest, pendant que la Bourgogne, la Vallée de la Loire, la Provence et la Vallée du Rhône sont en recul. Seul le Bordelais, l’Alsace et le Beaujolais restent stables.
En 2004, 49,2% des ménages ont acheté des appellations du Bordelais, qui présente le plus fort taux de diffusion devant la Vallée de la Loire, le Sud-Ouest et la Vallée du Rhône. Le plus faible taux est celui des appellations de Bourgogne, avec 17% de ménages acheteurs mais au niveau du prix moyen d’achat, la Bourgogne est de loin la plus élevée avec 6,71€/litre en moyenne, contre 4,23€/litre pour le Bordelais et 2,64€/litre en Languedoc-Roussillon.

Circuits de distribution  difficile à suivre ...

Le panel étant réalisé en scannant les codes barres des produits, il est vraisemblablement possible que le poids des circuits traditionnels soit sous-estimé. En effet, pour les produits ne présentant pas de code barre (notamment ceux chez les cavistes ou à la propriété), la procédure est plus fastidieuse et donc moins suivie.
Les résultats du Panel SECODIP indiquent ainsi une répartition entre la Grande Distribution (GMS, Harddiscount..) et les autres circuits (cavistes, vente à la propriété…) de l’ordre de 83% contre 17%. Dans la réalité ce rapport serait plus proche de 70%-30%.
Quoi qu’il en soit, il est à noter une diminution des volumes achetés en hypermarchés et Supermarchés, tandis que les Hard-Discount continuent leur progression avec une augmentation constante de leur part de vente de VQPRD.
Les achats en magasins spécialisés et en direct à la propriété sont en baisse en 2004, sauf pour les VQPRD, qui seraient en progression dans le circuit de le vente directe.

Source : Observatoire Economique des Vignerons Indépendants
Auteur : Viti-net
N.B : Résultats du Panel TNS SECODIP-Conoscan sur le marché des vins tranquilles, communiqué par l'Onivins
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