![]() Les vignobles méridionaux subissent pour la plupart de fortes pressions d'épidémies de mildiou (© Viti-net) |
Le froid qui s’est installé fin mars a directement impacté certains vignobles. En Muscadet dans la nuit du 30 au 31 mars des gelées ont affecté la production réduisant le potentiel de récolte de 20 à 50 %. Du Bordelais à la Provence, le gel a sévi entre le 6 et le 7 avril, à une période critique où les bourgeons sont très vulnérables. Le vignoble gersois et notamment le Bas armagnac, a été touché de manière très variable suivant les secteurs. Dans les régions plus tardives du quart Nord-Est, Champagne, Bourgogne, Alsace, les vignes n’étaient pas encore assez avancées pour subir de dégâts.
Les pluies fréquentes d’avril et de mai ont maintenu dans tous les vignobles une forte humidité avec une pression importante de mildiou, bien maîtrisée à ce jour. A mi juin, la floraison est terminée dans les secteurs les plus précoces et reste très échelonnée.
Depuis fin avril, des conditions météorologiques contrastées et humides restent propices au développement des foyers de mildiou. Après un millésime 2007 déjà très humide, les viticulteurs sont vigilants sur ces questions. L’état sanitaire est donc préservé dans l’ensemble des vignobles. La croissance végétative est par contre très hétérogène d’une parcelle à l’autre.
Il faudra attendre la fin du mois de juin, après la nouaison, pour évaluer les pertes et le niveau de récolte avec pertinence, par rapport à une sortie de grappes jugée moyenne au débourrement. Le potentiel de récolte pour 2008 devrait être équivalent à celui de la récolte 2007 (autour de 47 Mhl) et les conditions météorologiques actuelles ne préjugent en rien de la qualité du futur millésime, fait enfin savoir Viniflhor dans son bilan "national".


